Les caractéristiques du championnat de France Minimes et Espoirs en Bic 293:aspects énergétiques

Championnat de France

Minimes-Espoirs en Bic 293.

 

1) Caractéristiques :

L’épreuve se déroule sur 4 jours pour les Minimes, à raison de 3 manches par jour pendant 2 jours, 2 manches sur une journée ainsi qu’un raid. La régate regroupe 70 coureurs. La durée des manches varie entre 20 et 35 minutes.

Pour les Espoirs, l’épreuve se déroule sur 5 jours, à raison de 3 manches sur 3 jours, 2 manches sur une journée plus un raid. La régate regroupe  100 coureurs en cadets et 40 en cadettes.

 

Parcours minimes Parcours espoirs

 

 

2) Ressources énergétiques mobilisées :

  • Filière aérobie ( avant, pendant, après l’épreuve).
  • Filière anaérobie lactique (départ, pumping prés+portant).
  • Filière anaérobie alactique (virement de bord+relevé de voile au tire-veille).

 

 

 

3) Définition des différentes filières :

L’effort musculaire est un processus cyclique de dégradation et de de resynthèse de l’ATP (adénosine tri-phosphate), sous la dépendance de 3 séries de réactions chimiques :

a)Processus aérobie :

Système qui consiste à la dégradation des sucres et des acides gras dont les réserves sont considérables. Cette oxydation ne produit aucun déchet si ce n’est de l’eau et du gaz carbonique, évacués en produisant de la chaleur.

Les limites de cette filière, nommée VO2max, sont dépendantes de la capacité de l’organisme à prélever, transporter et distribuer l’oxygène nécessaire à l’exercice

(Source :S.JOFFROY)

  • L’ATP est le carburant unique de la contraction musculaire, il constitue la seule source de puissance directe.
  • La puissance de ce processus dépend de la VO2max. La durée limite de cette puissance est de 3 à 7 minutes ( jusqu’à 10 min. pour le haut niveau).Sa capacité d’utilisation est très élevée.
  • La durée limite de maintien de cette capacité dépend du pourcentage de VO2 utilisé.
  • Ce processus a lieu dans les mitochondries, il est limité par la VO2max, l’épuisement en glycogène et la thermolyse.
  • Jusqu’à 2mmol de lactate sanguin, l’exercice est considéré comme purement aérobie. On parle de seuil aérobie. A partir de ce seuil, toute augmentation de l’intensité de l’effort entraine automatiquement une augmentation rapide de la lactatémie.
  • Après sollicitation maximale, la durée de reconstitution du glycogène est de 24h à 72h.

 

 

b)Processus anaérobie lactique :

Au-delà de la consommation maximale d’oxygène (VO2max), l’intensité de l’exercice peut augmenter en faisant appel au processus anaérobie lactique, qui est la dégradation du glycogène musculaire en acide lactique (glycolyse) et dont l’accumulation au niveau des tissus en perturbe l’activité.

Au fur et à mesure de la durée de l’effort, cette accumulation d’acide lactique pouvant conduire à une acidose, finit par stopper l’exercice.

 

(Source :S.JOFFROY)

  • La puissance de ce processus est élevée. La durée limite de cette puissance est de l’ordre de 30 à 5O secondes
  • Sa capacité d’utilisation est faible. La durée limite de maintien de cette capacité varie de 20 secondes à 2 minutes.
  • Cette réaction chimique se déroule au niveau du cytoplasme cellulaire. Il est limité par la production d’acide lactique (déchet) et la baisse du PH cellulaire.
  • Le seuil anaérobie se situe à 4mmol.
  • Après sollicitation maximale, la durée de la récupération est de 1h30 pour le métabolisme des lactates.

c) Processus anaérobie alactique :

La puissance maximale d’un effort peut être poursuivie sur une très courte durée, de 7 à 20/25 secondes : c’est l’anaérobie alactique, qui ne produit pas de déchet et consiste en la dégradation de la phospho-créatine, présente en très petite quantité dans le muscle.

(Source : S.JOFFROY)

  • La puissance de ce processus est très élevée. La durée limite de cette puissance varie de 5 à 7  secondes.
  • Sa capacité d’utilisation est très faible. La durée limite de maintien de cette capacité est de l’ordre de 20 à 30 secondes.
  • Cette réaction se déroule au niveau des filaments d’actine et de myosine.
  • Le produit final du catabolisme est de l’ADP (adénosine di-phosphate) et de la créatine. L’épuisement des réserves limite ce processus.
  • La durée de récupération dépend de la reconstitution des réserves en ATP-CP.

 

4) Le développement de ces différentes filières :

La préparation physique se développe par une mise en situation spécifique sur l’eau ainsi qu’un complément à terre.

Elle est essentiellement construite autour du programme aérobie et de la résistance (endurance de force).

a)                  Développement des qualités aérobies

L’objectif est de développer l’endurance du coureur.

  • Sur l’eau : longues navigations (1h45 à 2h30 ;minimes-cadets),sur les 2 amures, au prés et au portant. Cette phase a lieu en début de saison. L’intensité est faible. L’objectif est de développer la VO2max, de repousser le seuil de lactate et de travailler la résistance à la fatigue.

Dans le but de « coller » au mieux à la réalité, on découpe les séances en phases : 20 à 35 minutes pour les minimes et 40 minutes à 1h pour les espoirs. Une  récupération de 5 minutes, avec hydratation et étirements, est calée entre chaque phase.

  • A terre : course à pied, de 30 minutes pour les minimes à 45 minutes pour les espoirs, avec un rythme lent ( être capable de parler ; système parasympathique),sans arrêt. Par la suite, possibilité de mettre un peu de relief dans la topographie. Il est également intéressant de calculer la VMA,  sous forme de parcours de 3000 mètres à faire le plus rapidement possible (  connaître ses capacités en cours à pied au préalable et avoir une vitesse régulière) afin de quantifier la charge pour chaque régatier en imposant ensuite une vitesse inférieure ou supérieure à la VMA. Une fois le temps converti en km/h, on obtient la VMA du coureur. En multipliant par 3.45, on obtient une estimation de la VO2max.

La natation constitue également une autre alternative, de 15 à 20 minutes pour les minimes et jusqu’à 25 minutes pour les espoirs (rythme lent). Le vélo représente une autre possibilité (davantage de groupes musculaires mis en « branlent »), de 30 minutes pour les minimes à 45 minutes pour les espoirs (rythme lent).Si la course à pied et la natation rebutent vos coureurs,le surf et le paddle constituent d’excellentes alternatives.

b) Développement de la résistance :

L’objectif est de développer chez le coureur la capacité à tenir un effort élevé le plus longtemps possible.

  • Sur l’eau :
    • 2 séries de 4 à 6 fois 30’X30’. Départ arrêté,30’ de pumping,30’ de récupération, au prés et au portant. En fonction de l’intensité, jouer sur le temps de récupération.
    • petit parcours de 3’ environ, avec départ et prés en pompant et récupération au portant. Faire 2x 3-5parcours. 10’ de récupération entre les 2 séries avec hydratation et étirements. Enchainer les parcours avec procédure à 2’ à l’arrivée du dernier. Ajuster la longueur du parcours si temps d’effort trop long.
    • Répéter la situation mais avec du pumping au portant et un départ au vent.

 

  • A terre :
    • Parcours entre 2 plots espacés de 20 mètres, à parcourir le plus grand nombre de fois en 3’.
    • Répétition de sprints, entre 30 et 50 secondes, 2 à 3 séries de 3 à 5 sprints, avec  3-5 minutes de récupération.

 

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s